Ôde aux MASTER

Ôde aux MASTER qui samedi iront chez les copains de Douai Natation 1897

Dans le calme chloré de Beausoleil,

Un drôle d’escadron débarque, pas tout à fait pareil :

Des « maîtres » dit-on—mais maîtres de quoi ?

Des réveils qui grincent… et des épaules en bois !

Première compétition, cœur qui s’emballe,

Entre fierté discrète et petit coup de palme morale,

Certains ajustent lunettes… d’autres leurs douleurs,

Mais tous plongent quand même, avec panache et chaleur.

À Douai, l’eau connaît bien ces héros d’un jour,

Qui nagent moins vite… mais avec bien plus d’amour,

Et sous le soleil (ou presque) de Beausoleil,

Ils retrouvent un instant leurs 20 ans en réveil.

Les virages sont larges, les reprises… prudentes,

Les chronos approximatifs, mais les blagues excellentes,

Et dans chaque ligne d’eau, ça discute, ça rit :

« Tu crois qu’on remarche demain ? — Moi je parie ! »

Car oui, dès demain… attention les escaliers,

Les cuisses en béton, les bras un peu fâchés,

Les articulations feront leur réunion,

Sans ordre du jour… mais avec protestation !

Pourtant, quelle victoire, quel feu dans leurs veines,

D’avoir, le temps d’un plongeon, ravivé leurs traînes—

Tel des phénix un peu rouillés mais magnifiques,

Ils renaissent, malgré les courbatures épiques.

Et ils le savent bien, au fond, entre deux longueurs :

Participer déjà, c’est battre leurs peurs,

C’est gagner sur le doute, sur le temps qui s’étire,

C’est nager, ensemble—et surtout en rire.

Alors qu’importe demain, les douleurs et les « aïe »,

Aujourd’hui, ils flottent… et franchement, ça fait « waouh » !